Christine Boillat

LA BAUDELAIRIENNE.

Le plaisir qui fascine et les mondes qui tuent.

Le monde de Christine Boillat est fait d’étranges histoires où animaux et objets sont des éléments d’un langage. Attentive à ce qui paraît insignifiants (les moustiques par exemple) l’artiste fait exploser la carapace du réel par ses figurations où le réel jouxte l’irréel et la vie la mort.

The fight for the bird, détail, 2012, crayon, fusain, acrylique sur papier Arches, 110 x 75 cm.

Ses dessins, vidéos et installations suggèrent un univers dual à la fois enivrant et écœurant. La putréfaction n’est jamais loin et des insectes meurent dans des fêtes clinquantes avant de reprendre vie au sein de cirques perdus dans des clairières ou des carrousels improbables.

La lumière est distribuée en halos dans ce qui tient d’une danse quasi macabre ou de cérémonies délétères qui suggèrent un univers intérieur troublé. L’ensemble déroute et dérange par la beauté que l’artiste crée en décontextualisant objets et situations : « Je cherche à créer une histoire onirique avec la futilité des petites choses réelles » écrit l’artiste mais sous le baroque et le clinquant l’éloge de la vie passe par bien des deuils ou des choses mourantes. Baudelaire serait comblé.

Image à la Une © Christine Boillat : Racines, 2012, crayon, fusain, acrylique sur papier, 210 x 150 cm.

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