Conférence Occultant les Problèmes, 24e édition

Remontons le temps… nous sommes en 1979 à Genève où a lieu la première conférence mondiale sur le climat. À cette occasion, un programme de recherche climatologique est lancé sous la responsabilité de l’Organisation Météorologique Mondiale, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et du Conseil International des Unions Scientifiques.

Avançons un peu… en 1988, le GIEC est créé. Le premier rapport du GIEC est émis en 1990 et reconnaît la responsabilité humaine dans le dérèglement climatique.

1992… nous sommes à Rio de Janeiro pour le sommet de la Terre où les pays de la Terre donc se mettent d’accord pour signer une convention cadre qui dit en gros : les mecs, faut qu’on arrête de déconner avec nos émissions de gaz à effet de sphère car on est mal barrés… Cette convention cadre a été ratifiée par 195 pays en 1994.

Il y a donc près d’un quart de siècle, on pouvait déjà se dire que la prise de conscience était là, qu’on allait agir. Puis tous les pays ont continué à se réunir en organisant des COP partout sur la planète : Berlin, Kyoto, Marrakech, New Delhi, Montréal, Nairobi, Bali, Cancun, Paris etc. Depuis plus de 20 ans on peut dire que les dirigeants ont bien voyagé. Là pas sure que tous aient pu prendre des trains ou des transports collectifs ; l’avion si possible avec peu de voyageurs semble privilégié…

Alors aujourd’hui on en est à la COP24 en Pologne et je cite : « L’une des tâches les plus importantes de la COP24 consistera à élaborer et adopter un ensemble de décisions garantissant la pleine application de l’Accord de Paris adopté en 2015 puis discuté dans la mise en œuvre opérationnelle à Marrakech l’année suivante. En outre, la COP24 inclura le dialogue de facilitation destiné à soutenir la mise en œuvre des engagements nationaux ».

Là, j’ai envie de dire ok, continuons, enfin continuez les COP qui ressemblent à des Conférences Occultant les Problèmes à l’échelle mondiale mais comme j’ai le sentiment de fond que ça pédale carrément dans la semoule, peut-être nous faudrait-il revenir à des actions à plus petite échelle, à des initiatives locales et issues de la société civile.

Si certains n’entendent pas que la préservation, enfin la tentative de sauvetage, de notre planète est nécessaire, c’est peut-être parce que l’on a du mal à percevoir une vision globale de tout ça. Il nous faut nous réapproprier des modes de vie, de pensée, des agissements, des automatismes… qui ne passeraient pas par la surconsommation que l’on nous vend par exemple mais qui seraient presque plus archaïques. L’urgence d’agir date d’hier et la prochaine décennie s’annonce tout aussi passionnante qu’angoissante.

Image à la Une © Logo Climate Chance modifié.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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