De la fièvre du rêve

« La folie est une ivresse sans fin, où la joie, les délices,
les enchantements se renouvellent sans cesse. »
Érasme

Ma douce compagne, silencieuse ou frénétique, tu traverses les âges, accompagnant femmes et hommes sur des chemins aussi périlleux que novateurs.

Avec ton chant polysémique, tu es dévastatrice quand les Hommes se laissent happer par la déraison d’idéaux entrainant les pires atrocités pour l’humanité ; tu es maladive quand l’incompréhension de l’autre dans ses phases troubles et délirantes est une énigme ; tu es créatrice quand le génie s’émancipe dans un furieux sentiment d’extase.

Nos corps sont trop petits pour porter la violence des sociétés ; nos âmes sont trop faibles pour ne pas sombrer dans l’hystérie collective. Oubliés, désespérés, écorchés vifs, nous demeurons citoyens du monde et portons tes stigmates dans l’espoir d’une renaissance, d’un souffle nouveau.

Dans la noirceur transformée, dans l’ivresse des plaisirs, des esprits fous construisent des chemins de pensées pour préserver nos biens communs. La résistance peut dès lors être portée par l’amour se trouvant dans toute chose et tout être vivant sur Terre. Rose, tulipe ou jasmin ont les effluves que nous voulons leur donner, à nous de savoir sur quels champs nous voulons les voir pousser, avec pour terreau premier, le rêve.

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