Rania Matar

À l’ombre des jeunes filles en fleurs.

Exposition « Deuxième Biennale des photographes du monde arabe contemporain » portée par l’Institut du Monde Arabe (IMA) et la Maison Européenne de la Photographie (MEP) dans huit lieux parisiens. Les travaux de Rania Matar sont exposés à l’IMA jusqu’au 12 novembre 2017.

Il existe dans le travail de Rania Matar une double postulation : l’une se voit et l’autre, plus profonde, ne se voit moins mais se soupçonne. L’apparition encore à venir de ce qu’il existe de plus général dans l’être au-delà de ses religions, continents et cultures. L’artiste Libanaise, palestinienne et américaine s’intéresse depuis longtemps aux adolescentes. Elle a photographié ses propres filles à cet âge et poursuit aujourd’hui avec d’autres et selon une seule règle : les jeunes filles s’habillent comme elles le désirent mais ne doivent pas sourire pour éviter tout risque d’aguicher.

L’artiste traverse dans le Liban plus ou moins occupé et transculturel toutes les populations même celles des camps palestiniens. La volonté de l’artiste est de représenter les jeunes filles en fleurs dans leur fragilité, leurs doutes et leur universalisme là où fond la différenciation orient/occident. Il n’existe donc pas d’opposition. Les portraits apaisent les tensions que véhiculent – via  mass-médias – les stéréotypes. La stratégie d’ensemble garde pour objectif de rendre le monde plus compréhensible loin des « monades » balisées au nom du « lien » que l’artiste doit créer sans effets d’effets ni une libanisation de son pays d’origine ?

Photographie à la Une © Rania Matar, Charlotte at 15, Beirut Lebanon, 2016, Rania Matar, série Becoming, courtesy of the artist and the Institut du Monde Arabe.

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