Eva Sternam

Là où le bas blesse.

Eva Stenram, “Offcut”, The Ravestijn Gallery. Amsterdam, du 10 septembre au 22 octobre, 2016.

La suédoise Eva Stenram poursuit son utilisation des photos de pin-up d’époque pour réaliser de nouvelles images aporiques. Ce qui se dévoile suggère l’interdit. Cependant, dans un jeu d’écart et de coupure l’« obscène » est morcelé comme par effet de prothèses. Elles deviennent les antithèses du discours classique d’éros.

Demeure une frontière : ce qui se cache derrière n’est pas donné de connaître. La scénarisation dessine la perspective insondable des failles productrices de manques et de frustrations ironiquement programmées. Bref, la chair saisie, dévale de son absence.

L’image par ce qu’elle dévoile et caviarde tout autant, crée désigne le désir et sa ruine. Eva Sternam laisse les lignes, courbes, couleurs monter du silence quand le plein midi enfourche des nuages gonflés de voluptés ou lorsque la nuit replie l’existence sur des pensées qui, dans la solitude, mélangent se laisseraient aller à la douceur. Hélas un déficit est programmé.

Photographie à la Une © Eva Sternam.

 

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