Alistair Taylor-Young

La piscine ou les Méditerranéennes.

Alistair Taylor-Young, “Nudes”, The Little Black Gallery. Londres, jusqu’au 08 octobre 2016.

Le photographe fashion des plus chics Alistair Taylor-Young  donne aux couleurs méditerranéennes une force paradoxale grâce au noir et blanc. De plus et en une belle inversion c’est le corps nu qui transforme en lumière du soleil. Face à la brutalité du réel se lève (ou se couche) la douceur sans fadeur de photos « naturistes ». Leurs ombres portées créent des architectures dont l’austérité contredit les pauses.

© Alistair Taylor-Young

© Alistair Taylor-Young

Surgit une poésie particulière. Elle déporte le monde physique vers une sorte de métaphysique de l’espace. La photographie subvertit l’éros en le traitant non comme point d’aboutissement mais seuil. Chaque modèle devient la détentrice d’un secret majeur que le textile ou la société n’étouffe plus. Le tout en une théâtralité qui s’oppose paradoxalement à l’anéantissement et à un côté marmoréen des pauses.

Chaque prise métaphore le corps sans contrainte morale ou à l’inverse sans provocation iconoclaste. Revient en partage l’occasion de faire parler l’innommable. L’œuvre dans ses formes radicales, oblongues et architecturés devient l’objet transitionnel par excellence : à la perversion cachée du monde répond celle – ouverte – du langage photographique.

Photographie à la Une © Alistair Taylor-Young.

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