Guacolda

Denudare ou les larmes d’Eros.

Les œuvres de Guacolda font du textile et de la broderie plus qu’une matière et une technique. Par elles se créent une révision de l’érotique féminin en installant d’autres tensions et d’autres mythes. Le corps de la femme et parfois l’écriture deviennent des blasons d’un genre particulier. Insidieusement Guacolda prédit pour les femmes comme pour l’art, un avenir ou des hypothèses que les unes et l’autre ne soupçonnaient pas vraiment.

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Le désir « reprisé » au féminin devient un fil rouge particulier qui n’exclut pas les larmes. Mais le réel et le présent sont traités par les métaphores de la matière et des hybridations. Elles mettent en place de nouvelles données scripturales corporelles. Sourdent une paradoxale injonction vitale dans un travail de la suggestion : la femme n’est plus « objet » de l’art mais sujet de, et de la création.

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Les regardeurs sont plongés au sein de promesses étranges. Ne subsiste aucune sollicitude sécurisante : juste des invitations au voyage vers des lieux où la présence de la « chair » comme celle des mots possède son poids de matière mais demeure ineffable et suggestif. En bougeant les lignes et les « points » de vue la broderie fait tout sauf ce qu’on nomme justement « de la broderie ». Ici elle inquiète une pensée touchée et déployée par des réseaux poétiques aussi premiers que sophistiqués.

À découvrir au lien suivant l’ebook « Figures » de Guacolda.

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