Kiripi Katembo Siku

L’Afrique vient de perdre un très grand artiste.

Kiripi Katembo Siku est mort à l’âge de 36 ans d’une crise de paludisme, en laissant derrière lui une œuvre remarquable. Ses photographies ne cachaient pas la misère du Congo, elles ne l’exhibaient pas vulgairement. Elles montraient Kinshasa dans son visage le plus intime, le plus vrai : spectacle d’un marché déversant toutes ses couleurs au matin; de femmes, enfant sur le dos, s’affairant le bidon près de la hanche; de bâtisses en taule répondant orgueilleusement à la puissance du ciel; et tant d’autres rêveries non moins poétiques comme cet enfant qui erre dans ses pensées.

La force des grands artistes n’est pas de décalquer ou recopier le monde mais de le retranscrire et transposer en dévoilant sa musique la plus secrète: pour cela, il ne faut pas être capable de « voir » mais plutôt percevoir ou voir au-delà du réel. Peut-être atteint-on ce degré d’acuité en étant intimement lié à la Terre qui nous a vu naître.

Une grande perte donc…

Quelques photographies de Kiripi Katembo Siku – la première avait été choisie pour être l’affiche officielle du festival d’Avignon en 2013.

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