Maximilien Minsk

L’artchimiste.

Exposition de Maximilien Minsk jusqu’au 31 mai 2017. Art by Friends, Annecy.

Il y a 20 ans, l’annécien Maximilien Minsk était un étudiant en chimie, tout ce qu’il ya de plus classique. Quand soudain, patatras… une faille ce créee, un chaos mental… La nuit, des rêves « étranges et pénétrants » l’habitent. Ils sont peuplés de personnages énigmatiques, mythologiques, astrologiques et mystiques. Tout en continuant les expérimentations et les hybridations moléculaires, Maximilien se met à dessiner, au crayon, ces femmes oniriques, concentrant en leur sein la dualité dans toute sa splendeur : mi ange-mi démon, animales et humaines, terrestres et cosmiques…. Il exorcise ainsi les douleurs d’un jeune homme envahi d’images dont il ne saisit que la souffrance avant d’y découvrir enfin, la lumière et la beauté.

Quand il intègre les laboratoires d’une entreprise locale, en observant les bassins de purification, se dessinent alors les esquisses de ce qui fera l’essence de son œuvre. Et la couleur fût. Ses odalisques s’illuminent de tonalités : pourpre, violet, rouge, or… Ses rencontres, notamment avec Véra, une SDF russe, ses errements, ses atermoiements, ses lectures, joueront un rôle déterminant et alimenteront sa frénétique production. Vingt ans plus tard, Maximilien Minsk termine sa propre métamorphose. Il sort de son atelier – sous les eaux du Thiou, la rivière exutoire du lac d’Annecy – une œuvre tumultueuse, rigoureuse, tramée, miroitante, moirée, mystique et cousue de fil d’or. Un fil au bout duquel se tient Ariane, ou une autre de ses nombreuses muses et âmes sœurs ; des femmes bien vivantes, en chair et en os : Claire Marie Ricarte, Solal Dallas, Raphaëlle K et Marie.

Maximilien Minsk © Souhir Saadaoui.

Maximilien Minsk porte un nom d’artiste, et artiste, il l’est, jusqu’à la racine de sa vive chevelure ambrée, dans les poils de sa barbe christique, sur ces cils qui ornent son regard bleu d’enfant. Le petit prince de Saint-Exupéry a trouvé un camarade, un frère, et sur la planète Minsk, on aime à se perdre, et à rêver.

Photographie à la Une © Souhir Saadaoui.

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