Angelica Mesiti

L’instrumentisation du corps.

EXPOSITION « Quand faire c’est dire » d’Angelica Mesiti jusqu’au 12 mai 2019 au Palais de Tokyo, Paris.

Les imposantes vidéos de l’Australienne traquent la musique, les corps dans des propositions claires, prenantes, chorales et chorégraphiques en divers types d’interactions. La performance prend un caractère vidéographique. Existent des actions in situ là où la musique devient un appareil social et politique communautaire (à travers des chorales par exemple).

Angelica Mesiti, Mother Tongue, 2017 (photogramme). Installation vidéo HD, deux écrans couleurs, son surround, 17’54 ». Photo Bonnie Elliot. Courtesy de l’artiste, Galerie Allen (Paris) et Anna Schwartz Gallery (Melbourne)

En deçà de la communication verbale l’artiste fait parler les gestes, l’espace et même le silence. Existent un vrai parcours et une réelle attention au monde. Chaque dispositif pose la question du point de vue là où, par exemple, des déménageurs portent un piano dans un escalier en un jeu d’écran qui balaye un parcours labyrinthique.

Nul besoin de beaucoup d’œuvres d’autant que chacune d’elle réclame du temps de participation. L’artiste affûte le regard du spectateur qui lui-même fait parfois communauté avec les autres visiteurs. Ce qui l’interroge sur son propre corps, le tout avec sensibilité et aucun didactisme.

Image à la Une : Vue de l’exposition d’Angelica Mesiti, « Quand faire c’est dire », Palais de Tokyo (20.02.2019 – 12.05.2019) Courtesy de l’artiste, Galerie Allen (Paris) et Anna Schwartz Gallery (Melbourne) © Aurélien Mole.

Vous aimez cet article ? Partagez-le !

Be first to comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.