Audrey Tabary

Petites vagues.

Dans les portraits photographiques d’Audrey Tabary, le drôle jouxte le plus sérieux sans rien de poussif ou de compassé. Cela se m’L et manque jamais d’R. Ni de corps. Dessous il y a la bête. Sur le sable des seins. Et dans les rues des bras plâtrés. Mais pas de sexe qui saccade par le fantasme sinon pour les plus tordu des voyeurs. Audrey Tabary sait qu’un photographe qui veut montrer un sexe ne raidit rien qui vaille et n’entoure en jambages que bandes de vieille peau.

Ses portraits renversent le réel tout en feignant de le respecter. Le sérieux devient ludique. Audrey Tabary se plaît à tout mettre en suspens en de multiples variations afin que la photographie devienne un processus poétique, humain, drôle et subtilement critique. La photographe ne se veut pas un ange mais pas plus une diablesse. Les deux trahissent le métier de vivre. Elle préfère fixer parfois le gras du bide et aussi les sourires. Une fois la photographie prise les modèles iront soit se baigner en ignorant un grossier ourlet de fucus vésiculeux ou iront au marché du Soleil (Marseille) acheter un petit carré de soie du vivre dont l’épaisseur n’est pas réservée à l’ombre. Ce qui les fait tenir est la certitude de l’incertitude.

Photographie à la Une © Audrey Tabary – La photographie de classe au lycée agricole Jean-Marie Bouloux.

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