Aurore de Sousa

Quand la ville dort.

Exposition « Paysage Urbain », jusqu’au 30 juin 2017. Espace Larith, Chambéry.

Aurore de Sousa métamorphose les lieux en proposant leur hantise poétique selon un enveloppement ou un écrin. Entre le réel et l’imaginaire une infusion a lieu. Tout reste à la fois offert mais distancié. Le paysage devient moins l’appât que l’abri d’une identité : mais celle-ci demeure néanmoins énigmatique et renvoie au-delà d’un simple effet de miroir.

Le « process » paysager se construit à l’aide d’indices, de diffractions qui posent le problème de la perception visuelle, de la nature de l’image et de la découverte du réel. Aurore de Sousa se refuse à une simple narration sous apparaît néanmoins d’une confidence. Mais pudique, distanciée.

L’œuvre demeure complexe. Elle dévoile autant parce ce qu’elle montre que par ce qu’elle suggère. Restent des bribes, des reflets, des troubles. Tout demeure, comme l’écrivait Mallarmé, « à l’état de lueur ». Elle renvoie implicitement à un hors-champ significatif qu’il s’agit d’imaginer.

Photographie à la Une © Aurore de Sousa.

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