Ballet de l’Opéra de Lyon

Un programme de danse unique.

Le temps de deux soirées inédites, l’Espace Malraux de Chambéry a réuni trois chorégraphes travaillant avec le très renommé Ballet de l’Opéra de Lyon qui s’affirme comme la compagnie de danse ambassadrice de l’excellence.

Emmanuel Gat – Sunshine.

À l’occasion de l’ouverture de saison de l’Opéra de Lyon et du lancement de la 16ème Biennale de la Danse, Emmanuel Gat a été invité à créer une pièce pour le Ballet. Ayant étudié la musique à la Rubin Academy of Music, le chorégraphe d’origine israélienne attache une importance toute particulière à la place de celle-ci sur scène. Les mesures de Water Music de Georg Friedrich Haendel sont ici remixées avec des éléments sonores captés durant les répétitions. Ce langage chorégraphique s’appuyant donc en premier lieu sur le son s’avère abstrait et manque de lisibilité.

© Roque de la Cruz

Tout autour © Roque de la Cruz.

Rachid Ouramdane – Tout autour.

Tout autour signe la deuxième collaboration de Rachid Ouramdane avec le Ballet de l’Opéra de Lyon. Avec des mouvements d’ensemble qui font écho à Polices !, le chorégraphe accentue son travail dans cette pièce pour vingt-quatre danseurs où le groupe doit affronter et composer avec la force du nombre. Les corps se rejoignent ou s’opposent en formant des motifs qui se font et se défont au fil de la partition. L’urgence des situations, de l’ordre et du chaos, interroge sur la place de l’individu dans une société troublée.

One Flat Thing Reproduced © Michel Cavalca.

One Flat Thing Reproduced © Michel Cavalca.

William Forsythe – One Flat Thing Reproduced.

One Flat Thing Reproduced débute par un retentissement métallique lorsque vingt grandes tables à caractère industriel sont propulsées sur scène par les quatorze danseurs. Rassemblées de manière symétrique, elles ne forment plus qu’une surface déstabilisante qui s’étend tel un horizon. Le travail de Forsythe pourrait se caractériser par une perpétuelle recherche sur le mouvement et la place des corps mis dans l’espace, comme nous avons pu le voir dans Limb’s Theorem où les interprètes composaient avec une superstructure métallique au centre du plateau.
À noter que One Flat Thing, reproduced est une œuvre possédant un prolongement au-delà de la scène avec la réalisation en 2006 d’un film par Thierry De Mey.

Prochaines dates :

Et retrouvez les tournées du Ballet sur le site de l’Opéra de Lyon.

Image à la Une – Sunshine © Michel Cavalca.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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