Carol Riu

Doubles et hybrides.

Pour Carol Riu paraître c’est disparaître mais pour renaître en « monstres » – pas forcément affreux. Voire même le contraire. Le regardeur baigne au bord de la femme. Elle est la revenante éternelle, l’écume de l’interrogation, l’attraction universelle.
Son effet papillon fait de l’homme un serpent. Et qu’importe qui sont ces femmes ; blanches ou musulmanes.

Carole Riu - Femme papillon 1

Carol Riu – Femme papillon 1

Carol Riu se garde d’en montrer trop. Surtout lorsque l’effet de réel risquerait de resserrer sur la simple forme anthropomorphique. L’art n’est plus là pour faire lever l’aspic d’indéfini masculé (même s’il grouille parfois). Mais le corps n’est pas un gant à mettre. La femme devient aile d’oiseau, être à deux sexes. De chaque visage émerge une Ophélie défaite par le courant des lignes et les bains de l’aquarelle.

Carole Riu - Les hybrides

Carol Riu – Les hybrides

Chaque image en éveille une autre en elle-même. Elle devient un pré-carré pour faire l’épreuve d’une réalité enfouie. Personne – sinon l’artiste elle-même – ne tient de sujet garanti grand teint. L’histoire de l’être devient poreuse et retournée. Et ce qui faisait peur peut enfin exulter. Paraître c’est disparaître afin que dans le corps des lucioles pointent.

Image à la Une © Carol Riu – Femme oiseau.

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1 Comment

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    Répondre février 4, 2016

    guido

    poëtique et humain
    bien fait

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