David LaChapelle

Quand le secret est à l’œuvre.

Exposition « Rebirth of Venus » jusqu’au 27 août 2017. Landesmuseum Für Kunst Und Kulturgeschichte, Oldenburg, Allemagne.

Entre hyperréalisme, baroque, classicisme et surréalisme David LaChapelle modifie le statut de l’image. Elle ne jaillit plus au nom d’un apparaître messianique ou de sa « valeur d’exposition ». Loin d’être une simple lueur passante elle devient une monstration jouissive et ironique de ce qui se trouve peut-être déjà perçu par l’inconscient et ressurgit ici selon diverses fêtes plus ou moins contradictoires. Le Canadien crée de toutes pièces, à contre-courant, un monde où la cruauté est adoucies par diverses éléments (floraux entre autres).

L’humour et la critique sociale et esthétique se poursuivent chez celui à qui le premier Andy Warhol donna sa chance comme photographe à Interview Magazine. Il renonça pourtant très vite à parader au sein d’une mélodie universelle qu’il avait contribué à magnifier. Quittant le monde de l’icône ou de la star il est passé vers la recherche d’une sensualité moins frelatée et plus profonde. De la singularité des dramaturgies surgit un territoire mental où les évidences cèdent. LaChapelle fait passer d’une obscure lumière à une lumière obscure dans laquelle le mythe est transformé en un sacerdoce barbare qui ne renonce pas à une emphase contrôlée. La photographie ne sert plus à rêver. Ou plutôt à rêver autrement. Elles présentent un spectacle où les acteurs anonymes se trouvent travestis dans divers types d’alternatives et un bouleversement prodigieux.

Photographie à la Une © David LaChapelle.

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