Gregory Bojorquez

Los Angeles hors cadre.

Exposition « Frame Life », jusqu’au 27 juillet 2017. Galerie Bene Taschen, Cologne, Allemagne.

Gregory Bojorquez crée – au cœur de sa ville natale et au sein de ses quartiers pauvres où il a grandi – l’image la plus profonde de l’éphémère et du quotidien avec lucidité et un art du décadrage volontaire. Exit Hollywood et ses falbalas. S’ouvrent des fenêtres riches d’émotions douces ou suaves. La pauvreté semble moins dur au soleil mais Bojorquez l’est pas dupe de cet effet cristal.

Ses photographies argentiques proposent d’étranges aiguillages mais sans échappatoires. Des femmes tapinent pour survivre d’autres jouent les marmottes, dorment ou se reposent. Mais la réalité demeure. Reste des petits bouts de rien et de tout là où le témoignage cache un « au moins ça »,  errière le sourire qu’il engendre parfois.

Le photographe épure peu à peu sa représentation de la misère afin qu’elle devienne la plus claire possible mais sans pathos. Surgit la vérité d’un monde de manière décalée et sensorielle pour faire sentir un vide, une perte de repères et d’épuisement, si bien que, même lorsque la lumière s’éteint, quelque chose reste en suspens.

Photographie à la Une © Gregory Bojorquez.

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