Guillaume Varone

Simplicité et pudeur.

EXPOSITION « Début » par Guillaume Varone à la Galerie Analix, Genève.

Guillaume Varone possède un don : entrer en symbiose avec la lumière comme avec les sujets (visages ou paysages) qu’il capte. Pour lui photographier est un moment privilégié où il se retrouve autant devant une altérité que face à lui-même et ajoute-t-il « ses peurs, ses désirs, face à sa propre fragilité / détresse ». C’est sans doute pour cela que l’artiste –-par excellence modeste, ce qui est rare – travaille toujours avec pudeur et réserve. Capter n’est pas une prise mais un partage. Et cela nécessite une douceur et quelque chose « de ressourçant, de sécurisant, d’apaisant »ajoute-t-il.

© Guillaume Varone.

Il sait capter des moments de bonheur comme ceux de détresse, de fragilité, de solitude sent que l’intimité soit violée. Les formes sont découpées par la lumière et mangent l’ombre. Le spectateur (non voyeur) est rattrapé par la lumière et une vérité d’incorporation. Ce « vérisme »n’exclut pas, bien au contraire, le travail de l’imaginaire. Car toute photo est à la fois choix, « mise en scène » et faille particulière dans l’intimité.Un trouble surgit. Une interrogation aussi. L’émotion ne passe jamais par l’effet mais par une forme de littéralité sans lyrisme. Chaque prise devient l’expérience de la sensation partagée au sein d’un langage plastique qui en puisant dans la tradition devient aussi rare qu’inédit.

Image à la Une © Guillaume Varone.

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