Lady Skollie

Eve lève toi.

Lady Skollie, « Lust Politics » jusqu’au 4 mars. Londres, Tyburn Gallery.

Sur les toiles de Lady Skollie jaillissent d’abord l’antique caverne et l’ogive où tout commence. Puis apparaissent des silhouettes de femmes primitives, puissamment sexuées, seins et vagins dilatés en hommage aux femmes des tribus Khoi qui furent la population la plus importante de la terre avant d’être réduite à moins de 100 000 individus.

Le regardeur est aspiré dans ce qui est souvent considéré comme la nuit de l’animalité (forcément féminine…) perdue que les porches de l’art occidental ont longtemps refoulé au nom d’une peur et que les nus des magazines ont lissé et talqué.

© Lady Skollie.

© Lady Skollie.

À l’inverse chez l’artiste sud-africaine les formes étranges de la Mère-Matière ne cessent de danser lourdement ou gaiement. La femme devient déesse, géante ocrée. Ses peintures faite d’encre, d’aquarelle aux couleurs fortes, de graphite souligne une double personnalité. Au premier coup d’œil, les femmes semblent juteuses et attirante comme les fruits colorés qui les ceignent et qui sont apparemment le signe de douceurs voluptueuses.

© Lady Skollie.

© Lady Skollie.

La jeune artiste dénonce les abus fait aux femmes dans une société qui se moque de leur consentement et dont la sexualité est réduite à une machine à procurer du plaisir. Le tout selon une idéologie masculine admise dont l’apriori tient à une formule simpliste : lorsque le corps féminin est mûr mais non consommé il pourrit…

Image à la Une © Lady Skollie.

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