Le crépuscule des cantatrices

LIVRE « Le crépuscule des cantatrices » par Dominique Pagnier aux Éditions Fata Morgana.

Les quatre nouvelles de Dominique Pagnier secouent la mémoire et les rêves qu’elles fomentent là où « le tramway austro-hongrois est le plus ancien d’Europe, ce qui explique que Vienne l’ait porté à une excellence inconnue ailleurs ». Et l’auteur d’ajouter « en fait il aurait été une chance pour l’Europe si l’on considère que la première rame circula à Sarajevo. ». Mais qu’importent les affres de l’Histoire.

Dominique Pagnier.

Dominique Pagnier s’en éloigne pour se dégager des chemins tracés par les allées de l’Histoire. L’écriture devient une soie fine pour épaules de zibeline au besoin écorchées. Ici, des bulles crevées renaissent. Par les nouvelles un souffle inattendu se lève. Il agite de ses courants les images du vieux monde.

Si bien que dans de telles nouvelles palpite la chair. Quelqu’un est mort, ou se marie là où chaque rêve sert de cambuse et d’usine. Une barque nous attend, amarrée à ses talus. Vienne semble parfois désert sans âme ni salut. Ne se distingue pas le soleil de la bruine dans les rehauts que le couteau de l’écriture affine là où le passé éteint et repris égare ses gésines. Il y a le passé et le futur, Le présent comme interstice. Et juste des gouttes sur la peau de la réalité. Demeurent ainsi d’infinies apagogies.

Image à la Une © Éditions Fata Morgana.

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