Un coup de maître

Images Hispano-Américaines – 14e édition : une ouverture entre nostalgie et créativité.

FILM « Un coup de maître » par Gastón Duprat le 29 mars 2019 au Cinéma La Turbine, Cran-Gevrier, Annecy.

Le vendredi 29 mars 2019 le festival des Images Hispano-Américaines – 14e édition s’ouvriront tout d’abord avec le rappel du centenaire de l’indépendance de la République d’Équateur dans un court-métrage muet filmé en un superbe noir et blanc de 1922 tout en nostalgie festive. L’accompagnement musical s’y fera comme à la belle époque sous les doigts agiles du jeune pianiste Amaury Lacaille.

Et puis succédera le dernier long-métrage Un coup de maître (Mi obra maestra) de Gastón Duprat réalisateur argentin de talent déjà présent lors de la 12e édition des Images Hispano-Américaines avec Citoyen d’honneur, qui nous fera rentrer dans les arcanes de l’art pictural entre le rire grinçant et l’émotion. Voilà une œuvre d’une grande finesse, qui met en exergue à la fois la création et les petits (ou gros) caprices d’un peintre loufoque et torture : Renzo Nervi.

Lorsque débute le film, son œuvre reconnue et longtemps admirée aborde une période qui va vers le déclin et peut-être l’oubli. C’est alors que son ami galeriste Arturo fait basculer le film entre rire et larmes par une idée de genie : il s’agit, après un accident de la circulation et une amnésie momentanée du maître, de relancer sa gloire par un plan machiavélique. Le film nous est présenté dès les premières images comme un thriller. Nous nous attendons donc à rentrer dans un film noir, un film de genre. Pas tout à fait. Très vite la comédie se met en place et nous rions en nous demandant parfois s’il ne s’agit pas d’une comédie noire où le burlesque se mélange à l’ironie. Les deux protagonistes tissent alors une amitié forte, peu probable en début de film, qui va s’installer entre cynisme, tendresse et mesquinerie.

On rit parfois jaune devant l’attitude méprisante et décalée du maître. On est au comble de l’émotion lorsque tous deux dissertent dans une chambre d’hôpital sur la vacuité de l’art. On les suit jusqu’aux confins de l’Argentine dans un road-movie incroyable et hors du temps et on s’étonne enfin devant un paysage époustouflant de beauté. Attendez-vous donc à voir un film jubilatoire et haut en couleur à l’image de la peinture du maître. Un vrai régal à savourer sans modération.

Dans le cadre des Images Hispano-Américaines – 14e édition, Un coup de maître est à voir :

  • Vendredi 29 mars à 20h à La Turbine,
  • Mardi 2 avril à 14h à La Turbine,
  • Mercredi 3 avril à 20h30 à La Soierie de Faverges,
  • Jeudi 4 avril à 14h à La Turbine,
  • Jeudi 4 avril à 20h30 au Théâtre Montjoie Saint- Gervais,
  • Jeudi 4 avril à 18h30 au Cinéma Novel,
  • Vendredi 5 avril à 20h30 au Cinélaudon St-Jorioz.

Image à la Une © Mediapro.

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