Le Rabelais 2017/2018 . 2e partie de saison

PRESCRIPTIONS CULTURELLES

Suivant trois esthétiques artistiques, chanson francophone, humour et jeune public, Le Rabelais propose une programmation ouverte sur la cité.

Après grand c’est comment ?

Entre jonglage et théâtre, la Compagnie Manie aborde des thématiques liées à l’enfance. Titus, petit garçon, se cache pour rêver, bavarde avec ses voix intérieures, avec des personnages imaginaires qui semblent tout comprendre et avoir du temps contrairement au monde des grands qui sont pris dans une sorte de course effrénée en passant à côté de l’essentiel. Après grand c’est comment ? interroge le rapport au réel, à travers les yeux d’un enfant qui réclame le droit au silence, à la rêverie et à la contemplation dans un manifeste poétique.

Le bois dont je suis fait.

À l’aube de sa mort, une mère décide de réunir les trois hommes de sa vie, son mari et ses deux fils, afin de les réconcilier. Entre paternalisme, aveuglement et désir d’émancipation, la question de l’héritage familial est soulevée. À travers une galerie de personnages attachants, détestables et amusants, la compagnie Qui va piano propose avec Le bois dont je suis fait une comédie sociale portée par deux comédiens, Julien Cigana et Nicolas Devort.

Les falaises de Bonifacio.

Depuis près de vingt ans Rémo Gary imprègne les scènes françaises d’une poésie exigeante et engagée pour aller à la rencontre des autres. Dans Les falaises de Bonifacio l’interprète invite à une réflexion plurielle en interrogeant ce qu’est la chanson sociale, le rôle des artistes et l’endroit de la création. Mélange d’intime, d’universel, de populaire philosophie, Rémo Gary reste sur un fil en maniant les mots avec alchimie comme pour mieux dire « je » et faire entendre « nous ».

Hansel et Gretel.

Le collectif Ubique a pour vocation de développer une forme de spectacle pluridisciplinaire où la création nait de la polyvalence de chacun. À partir du conte populaire des frères Grimm, Hansel et Gretel, qui met en scène un frère et une sœur perdus dans la forêt par leurs parents et qui, ensuite, se retrouvent aux prises avec une sorcière, le collectif propose un périple théâtral et musical. Les instruments plus inhabituels et originaux les uns que les autres comme théorbe, luth, violon, scie musicale, tambour et flûte chinoise, permettent aux trois interprètes de faire de cette histoire un spectacle plus vivant que jamais.

Vole !

Avec Vole ! Éva Rami, comédienne et auteure, propose une forme hybride entre le seul en scène, le récit autobiographique et l’autoportrait. Ce monologue, mêlant le comique et le pathétique, retrace certains épisodes marquants et constitutifs de la vie d’une jeune femme. Teinté d’autodérision, le texte témoigne d’un regard lucide et sincère sur l’odyssée intime conduisant une femme de l’enfance vers l’âge adulte. À travers ce voyage intérieur, Éva Rami apporte une réflexion sur ce qu’est la transmission.

Je change de file.

Arrivée en France à l’âge de dix ans sans parler un mot de français, Sarah Doraghi décrit à travers Je change de file de quelle manière elle s’est imprégnée d’un autre mode de vie et de nouvelles coutumes. De tics de langage en spécificités nationales, elle raconte avec beaucoup d’humour et de légèreté ses années passées de fillette, de fille et de femme depuis son départ d’Iran jusqu’à l’obtention de son passeport français. Ce seul en scène détricote les clichés et apporte un regard neuf et pertinent sur les questions relatives aux migrations.

Princesse Monokini est née au Japon.

Dans ce spectacle visuel entre Japon et France de Junko Murakami, l’absurde côtoie le poétique de manière dôle et tendre. Princesse Monokini est la petite fille de la maison des Geishas. Elle a vécu des centaines de vies, a le don d’ubiquité et est en désaccord avec la bêtise de la société. Elle décide de retourner à Hiroshima pour changer son destin. Princesse Monokini est née au Japon questionne les différences culturelles en faisant tomber certains stéréotypes.

Image à la Une © Christine Thomas.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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