Marcelle Torn

Les maisons de la poupée.

Avec Marcelle Torm la croyance et la dévotion ne sont plus de mise. La photographe déplace la Passion en passion des images. Le « montrage » qui faisait du corps vénéré un organisme mis en péril entre des ruines, des chiens ou dans l’eau d’un étang mystérieux.

Tout ressemble à un rébus, d’un rêve et d’une farce. Marcelle Torm s’amuse à disséminer des suites d’indices qui zigzaguent d’un détail à un autre là où il n’est plus question des relations mystiques : tout surgit en termes de moquerie.

La Chambre © Marcelle Torn.

La « vierge » dolentes se parent moins de fétiches érotiques que des cerbères. Le sexuel (comme cela fut le cas longtemps dans l’iconographie religieuse) n’est plus une métaphorisation du sacré mais son cirque. Dans la logique implacable de l’œuvre jamais ne s’efface la lunule des ongles ni le froissement modulé des jupes de celles qui les laissent parfois se soulever sans pour autant se river à « la nuit sexuelle » (P. Quignard) dont l’artiste ignore la honte d’avoir été engagée.

Photographie à la Une © Marcelle Torn, La Fenêtre.

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1 Comment

  • Répondre septembre 11, 2017

    Debra

    Grr.
    Ce n’est pas intéressant.
    Kookaï l’a déjà fait dans ses pubs, il y a un certain temps.
    Avec le même… délire, et idéologie occulte, qui plus est.
    Donc, ce n’est même pas… nouveau, selon le culte de l’instant.
    Ça se veut de l’art ? Et bien… l’art est tombé bien bas…. jusqu’à se confondre avec la publicité…
    Je passe mon chemin.

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