Nathalie Da Silva

À la Cyprine.

Exposition « Du végétal à l’abstraction » du 23 septembre au 07 octobre 2017 à l’Espace Martiningo, de Chambéry.

Montrer tel quel le végétal revient à ne rien monter du tout. Pour le faire « parler » il faut poser des taches de peinture sur son obscur afin de créer l’ailleurs du proche. Ce que le moindre vent décoiffe demande une fixité afin de créneler le rustique, retenir des myriades de cœurs entre ortie et ronce. Le monochrome et la stylisation offrent une approche non confondante sur le support de la toile ou du papier. Il s’agit par effet de surface d’entrer dans l’organique. Au roman de la nature fait place celui de l’image où il fait toujours continuer de chercher et aller à perte de vue dans un cloaque des formes possibles pour ne retenir que des miroitements indicibles.

Nathalie Da Silva, Sans titre, 2010.

Avec l’artiste l’espace acquiert une autre perspective pour prendre au dépourvu la nature. Il s’agit d’élargir son mystère. Nathalie Da Silva réveille par l’organique une inquiétude métaphysique en un saisissement qui éloigne de tout artifice. Les images donnent ici ce que la nature n’offre pas. Comment expliquer autrement pourquoi elles sont monochromes ? Ce choix dégage de la polychromie de la nature et de qu’elle possède de trop clinquant, de facilement surprenant et de l’ordre d’une paradoxale facticité.

Image à la Une © Nathalie Da Silva, crayon de couleur sur contreplaqué affleuré, 70 x 50 cm.

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