Søren Kierkegaard – Œuvres I et II

Ne pas se tromper d’existentialisme, les paradoxes de la pensée.

ESSAIS « Œuvres I et II » de Søren Kierkegaard. Édition et traduction du danois par Régis Boyer avec la collaboration de Michel Forget aux Éditions Gallimard.

Nul ne peut réduire Kierkegaard, comme cela a été fait ou dit trop souvent, au rôle de parrain de l’existentialisme à la mode française. Chez lui le concept de l’absurde ne transparaît jamais. Tout est fondé sur un effort constant non de se sublimer mais de s’efforcer à l’entendement face à l’incompréhensible. Comme d’ailleurs à certains poncifs religieux de son époque dont il se fut le pourfendeur drôle ; singulier.

Pour Kierkegaard, l’existence n’est en rien absurde : c’est un mystère. Toutefois celui-ci elle n’est pas ce qu’on ne peut comprendre mais ce qu’on n’a jamais fini de comprendre. Et le philosophe allie des contraires sans les annuler en se plaçant hors du champ de la raison raisonnante. Il se méfie des contradictions dont celles de Hegel le docile auquel le Danois taille une croupière.

Penser par paradoxes, c’est pour Kierkegaard maintenir la contradiction vivante afin que les opposés existentiels forment une synthèse en l’homme. Celui-ci a pour but de les tenir ensemble sans forcément les résoudre même si dans le second tome de ses œuvres l’auteur propose des clés.

Image à la Une © Éditions Gallimard.

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