The man with blue eyes

Une éblouissante poésie.

Dans The man with blue eyes, Saburo Teshigawara mêle danse, musique et texte et crée une poésie scénique où l’on se laisse emporter avec bonheur et légèreté.

Saburo Teshigawara est un artiste multi facettes : cinéaste, photographe, scénographe, et bien sûr chorégraphe et danseur, il fonda en 1985, avec la danseuse Kei Miyata, la compagnie Karas (signifiant corbeau en japonais). Au travers des arts, il ne cesse de chercher le dépassement de la notion d’artifice dans une conception de la danse ou le ressenti et le lâcher-prise des corps dominent.

S’inspirant ici de La République des rêves (Les boutiques de la cannelle) de l’écrivain et dessinateur polonais Bruno Schulz, Saburo Teshigawara livre « une vie placée sous le signe de la poésie et de l’aventure, des éblouissements et des étonnements continuels » (extrait du texte du spectacle). Les danseuses, Rihoko Sato et Eri Wanikawa ainsi que Saburo Teshigawara lui-même, évoluent sur un plateau nu où la création lumière aussi millimétrée que géométrique devient un personnage à part entière. Rihoko Sato est éblouissante dans ses mouvements qui semblent se détacher de toute la pesanteur terrestre dans un dialogue saisissant avec l’espace.

Les mots et la danse résonnent dans une dimension onirique où se confondent la réalité et le rêve dans un lieu un lieu de fascination, qui convoque la mémoire comme l’ironie. On verse parfois dans l’atemporalité en suivant le rythme intense des corps en mouvement et en se laissant porter par la poésie de la langue japonaise qui nous transportent dans un ailleurs.

Le grand format consacré à Saburo Teshigawara en ce moment à Bonlieu Scène nationale Annecy s’articule autour de deux de ses pièces, The man with Blue Eyes et sa dernière création Mirror and Music. Une exposition ludique jouant sur la lumière et divers effets visuels, un film documentaire réalisé par Élisabeth Coronel, projeté dans le cadre de la conférence de Marie-Christine Vernay sont également au rendez-vous.

Photographie à la Une © Akihito Abe.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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