Barrueco

Rêve Général.

15 ans de carrière, 4 albums, 4 EP, plus de 50 chansons, plus de 1 000 concerts, il dit être un « haut-parleur ». En cette saison qui démarre, il donne rendez-vous au public pour la sortie d’un nouveau clip et pour un spectacle, Rêve Général, au Théâtre du Casino d’Aix-les-Bains le 21 septembre 2019.

Rencontre.

Barrueco, bonjour, en quelques mots, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Barrueco, je suis auteur – compositeur – interprète et j’écris des chansons depuis 2004. Je suis un être humain qui vit sa vie de tous les jours.

Cela remonte donc à une quinzaine d’années mais pourquoi avoir choisi de changer de carrière ?

En fait, je faisais de la musique depuis assez longtemps. J’avais un métier de bureau assez classique par rapport à ce que peut être une vie artistique. Petit à petit, je sentais qu’une force poussait en moi et j’ai eu envie de me consacrer entièrement à ce qui me faisait réellement envie. C’était un peu comme un appel pour aller vers autre chose. Je n’en avais pas vraiment conscience à cette période, ce n’est que maintenant que j’arrive à mettre ces mots là-dessus.

Abordons maintenant de votre nouveau clip Horizon Indigo extraite de votre dernier album Barruec’Hope sorti en 2018. De quoi nous parle cette chanson ?

Dans sa globalité, l’album nous parle d’amour, d’espérance, de futur, de toutes ces valeurs qui me tiennent à cœur. Cette chanson-là dit aux gens : « Que se passe-t-il ? Pour quelles raisons n’y crois-tu plus ? Es-tu désenchanté ? Allez, viens avec nous, tu ne seras pas tout seul, on est plusieurs, souris, lève toi de nouveau ». Je crois que nous avons besoin de nous réunir, de se prendre la main, d’être en force pour préparer un futur meilleur parce que pour l’instant, ce n’est pas « jojo ».

Cette chanson est comme un constat hyper mélancolique où on suit une personne qui a perdu espoir. Elle est aussi un dialogue et le clip est lui-même construit dans cet esprit.

Les paroles d’Horizon Indigo ont été écrites avec Céline Lassalle, qui est-elle ?

Céline Lassalle est une poétesse, elle écrit des livres, des recueils de poèmes ; elle fait des conférences, elle touche à beaucoup de choses. Elle a fait une démarche de rencontre auprès de moi et m’a abreuvé de plein de textes. Notre collaboration grandissant, j’ai mis en forme des textes qui n’étaient pas des chansons à la base mais qui m’ont inspiré ; ils sont venus nourrir ce que j’avais à dire dans une forme que je me sens d’assumer qu’est celle de la chanson.

Sur ce disque – il y a cinq chansons coécrites avec Céline Lassalle – ça a été un super travail de binôme où elle est un peu comme un puits sans fin de ressources de mots et d’idées.

Pour en revenir au clip d’Horizon Indigo, celui-ci a été conceptualisé en dessins version stop motion par Sophie Masset Pera, pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?

Sophie Masset Pera a illustré mes trois derniers disques et ce qu’elle a dans les doigts, c’est de la folie. Elle a dessiné des scènes sur des grandes planches, un peu à la manière d’un roman photo et des zooms sont faits sur telle ou telle partie. Il n’y a pas de bulles ou d’écrits mais on va d’un dessin à l’autre pour transmettre le scénario aux gens.

Cela s’appelle du stop motion car il y a moins d’images par seconde que dans des dessins animés classiques. Toutefois les dessins sont animés, des choses apparaissent et/ou disparaissent. Ce qui a été réalisé est très fort, poétique et on se balade d’un plan à l’autre.

En 2016, vous aviez donné un spectacle Racine de vie au Théâtre du Casino d’Aix-les-Bains. Trois ans plus tard, le 21 septembre 2019, vous nous donnez rendez-vous avec Rêve Général. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Dans une chanson de l’album qui s’appelle Rêve debout, je termine par dire : « Ensemble faisons le rêve général ». C’est une chanson que j’ai écrite suite à Nuit debout qui a eu lieu un peu partout en France en 2016. À Paris, sur la place de la République, j’ai pu voir une banderole où il était inscrit « Rêve général » ; le « G » de « Grève » avait été enlevé et ce mot « Rêve » m’est apparu comme plus intéressant et, de mon point de vue, plus efficace.

À travers ce titre donc de Rêve général, il s’agit véhiculer des notions comme celles de réinventer la société de demain, d’en parler, d’en débattre, d’émettre des idées pour se demander : « Que fait-on concrètement ? ». L’idée de créer l’humanité de demain me plait beaucoup. Je veux inclure plein de gens, qui peuvent se sentir concernés par cette idée d’un futur meilleur et/ou qui veulent mettre leur petit grain de sel dans cet édifice.

Que va-t-il se passer durant cette soirée ?

Je serai sur scène accompagné par deux musiciens, un violoncelliste et un pianiste. Il y aura également des invités mais je souhaite garder le mystère et une part de surprise jusqu’au jour J.

Vous parlez de « témoigner d’un chemin possible vers plus d’humain et de rebooster les cœurs qui perdent confiance », peut-on développer ce chemin possible ?

C’est la raison pour laquelle j’écris des chansons ; je ne peux pas faire autrement. Ayant beau retourner tout cela dans tous les sens, je crois que ce qui est important dans l’ambiance que l’on a en ce moment c’est qu’il n’y a qu’un seul endroit où l’on peut progresser. Un par un, les gens vont changer de champ de conscience. Quand on la seule conscience que l’on est un bout de l’autre et que l’autre est un bout de nous, il y a plein de choses que l’on ne plus voir, faire de la même manière.

Quand tendre un doigt dans une voiture devient aussi con que d’aller faire du mal aux arbres, aux animaux ou à son voisin, on peut tendre à se rendre compte que l’on est tous issus de la même onde de vie. Si l’on n’est pas la meilleure version de nous-même donnée au monde, il manque quelque chose. Si les gens arrivent à être épanouis, ils rayonnent autrement. C’est cette addition d’individus plus en conscience que j’espère voir un jour. Humblement, c’est à cela que j’ai envie de participer avec mes chansons.

Je n’ai pas peur de rêver ou d’aller loin car c’est un peu ce qui me caractérise. Imaginons une minute que les dirigeants qui ne pensent qu’à se tirer dans les pattes en ce moment accèdent un autre champ de conscience, et bien peut-être que cela participerait à changer la face du monde. Je vais peut-être trop loin et je veux bien l’admettre… mais pourquoi pas ?

Après cet évènement, quels est le prochain rendez-vous à noter dans les agendas ?

Le prochain rendez-vous est donné pour un concert le 30 novembre 2019 à Strasbourg.

Pour conclure cet entretien, un questionnaire de Proust (au raccourci).

  • Votre principal trait de caractère ?

J’hésite… je suis pugnace mais l’humour me caractérise aussi beaucoup.

  • La qualité que vous préférez chez les autres ?

La sincérité.

  • Votre principale qualité ?

Pareil, la sincérité.

  • Votre rêve de bonheur ?

Tout dépend de ce que l’on appelle bonheur… mais mon idéal serait que les êtes aillent mieux afin de pouvoir rayonner leur « vrai ».

  • Quel serait votre plus grand malheur ?

Perdre un enfant.

  • Le pays où vous aimeriez vivre ?

J’ai récemment eu un coup de cœur pour le bord de l’océan mais je suis bien où je suis.

  • Vos compositeurs et/ou compositrices favoris ?

Je suis un grand fan de Chris Martin (Coldplay) et quand j’étais adolescent, c’est Jean-Jacques Goldman qui prenait toute la place. Je suis par ailleurs en grande admiration devant Stéphane Robert, le compositeur de mon album.

  • La faute qui vous inspire le plus d’indulgence ?

Toutes… mais si je dois en choisir une, ce serait le mensonge.

  • Vos héros et/ou héroïnes dans la fiction ?

Indiana Jones et les personnages de Retour vers le futur (Doc et Marty McFly).

  • Vos héros et/ou héroïnes dans la vie réelle ?

Dans la vie réelle, je ne crois pas aux héros et aux sauveurs.

  • Votre devise ?

Gloire à la vie.

Rendez-vous à ce lien pour d’ores-et-déjà réserver votre Rêve Général le 21 septembre 2019 au Théâtre du Casino d’Aix-les-Bains. Une billetterie sera également ouverte sur place le soir même du spectacle.

Image à la Une © Barrueco.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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