Eleanor Hardwick

La féminité onirique.

Eleanor Hardwick est une photographe et vidéaste surdouée de 17 ans. Ses jeunes filles en fleurs n’attendent personne. Pas question de se laisser faire par ceux qui voudraient leur ouvrir le cœur. Mais de leurs hanches, leur poitrine ou leur tronc coulent des myriades d’images. La photographe souligne l’éveil par les voluptés dans des clapotis de nacre. La photographe recrée la nudité par effet de voile afin que jaillisse une invisibilité. Le décalage des plans empêche de réduire les formes à leurs apparences et le langage plastique à une monnaie de singe.

© Eleanor Hardwick.

L’image la plus simple n’est jamais une simple image et la plus belle des déclarations d’amour n’a rien d’une chanson bien douce. La clarté de la fausse simplicité abrupte, détachée du chatoiement, crée un désir d’espace où par excès ou pudeur sont maîtrisés les fantasmes masculins qui généralement pourrissent les images. Tout devient ébauche mais aussi plénitude là où le corps se montrent en naissances et renaissance habilement suggérées. La créatrice donne une autre assiette à l’éros et une gravité cérémonielle : la présence devient un renversement du point de vue qui est portée sur la femme lorsque les photographes mâles s’en emparent.

Photographie à la Une © Eleanor Hardwick.

Vous aimez cet article ? Partagez-le !
Facebook
Facebook
Follow by Email
Instagram

Be first to comment