Florine Stettheimer

L’ignorée.

Exposition « Painting Poetry » jusqu’au 24 septembre 2017 au Jewish Museum, New-York.

Méconnue Florine Stettheimer sut explorer l’inconnu détecté dans la réalité du New-York des années Jazz. Influencée d’abord par le symbolisme elle trouva peu à peu sa voie en un désir d’aller toujours plus loin, d’accéder à un peu plus d’ouverture, mais tout autant en préservant sa capacité d’accueillir et d’accepter ce qui vint du passé sans jamais le statufier.

Pour cette créatrice la « vraie » poésie n’est pas celle qui rêve, qui cherche des ailleurs ; dans une réalité infinie comme les symbolistes le pensèrent. Ici il n’existe pas d’ailleurs, il n’y a que du connu relatif et de l’inconnu. La seule poésie qui vit, fait vivre, avancer bref celle qui parle dit l’expérience de Manhattan des rues mais aussi des appartements sophistiqués.

Ainsi la langue qu’elle soit poétique ou plastique est non seulement un instrument au service du désir de communiquer elle permet d’entamer des pas au delà des apparences et certitudes. L’artiste riche et considérée comme snob prit le risque d’être mal entendu et comprise. Sa langue sut atteindre au sein de la beauté marmoréenne des dysharmonies. Elles sont les accords que nous ne connaissons pas encore. Existe chez elle un assemblage différent qui traversa les modes sans jamais s’y plier.

Image à la Une © Florine Stettheimer,  Asbury Park South, 1920. Oil on canvas, 50 × 60 in. (127 × 152.4 cm). Collection of halley k harrisburg and Michael Rosenfeld, New York.

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