Jacqueline Devreux

Carpe diem de la « nostalgia ».

EXPOSITION « Jacqueline Devreux et Reinhard Voss » jusqu’au 25 novembre 2018 à la Galerie Christine Colon, Liège.

Nul ne sait si Jacqueline Devreux peint et photographie les femmes pour chercher leur mystère. Certes elle déplie des raisons mais sait-elle elle même ce qui se froisse dans son inconscient lorsque retire les robes de ses modèles ou les siennes pour ses autoportraits ?

Mais il arrive souvent que l’artiste rend visible pour le voyeur ce qu’il veut voir. Mais pas en totalité. Le sexuel est là mais en impossible miroir. C’est l’appât qui hante. Sans dire qui. Ni comment. Jamais d’agitation tumultueuse : l’attente, juste l’attention.

L’illusionniste © Jacqueline Devreux.

Les femmes s’apprêtent en s’habillant de nu pour l’instant du regard et de dévoilement. Elles relèvent un bras. Comme dans l’abandon de la jouissance ou la terreur de la pâmoison. Mais m’amour est voué au « suspens ». Comme s’il était inaccessible.

Mais ça, nous ne le saurons jamais. C’est le secret de l’artiste. Sa douleur ou son plaisir. Mais Jacqueline Devreux refuse autant le pathos que le comique – ce serait trop facile. En lieu et place une touche de légèreté. Une touche : juste pour éviter les larmes et que s’esquisse un sourire. Là où le fond et blanc, où les vêtements sont noirs.

Ce qui appartient à la langueur ici ignore l’étreinte. Quelque chose semble fini ou impossible. La femme n’en est qu’aimée plus intensément. Sa sensualité frissonne sous fond d’absence. C’est le carpe diem de la « nostalgia ».

Image à la Une © Jacqueline Devreux, « Je l’attrape par la queue ».

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