L’imposture climatique

Pourquoi la question du climat est utilisée par les organisations politico-médiatiques et financières dans le cadre d’une stratégie machiavélienne de subversion antisociale ; et pourquoi dire cela est tout le contraire d’un refoulement des enjeux écologiques ou environnementaux.

Rien de plus catastrophique en effet que la question des enjeux écologiques évidents dès lors qu’elle se pose sur le terrain de la guéguerre idéologique. Le récent « scandale » organisé sur le plateau du sémillant Pascal Praud, le lundi 06 mai 2019, sous forme d’un guet-apens climatoscpetique, en fut une parfaite illustration ; de même que le sont, à leur manière, chacun des valeureux émissaires de la cause climatique qui se pressent sur les plateaux de télévision pour nous ressasser toujours la même pente huileuse sur laquelle nous nous sommes dangereusement engouffrés depuis plus de cent ans.

La vielle chouette hulotte dépressive qui voudrait bien se prendre pour Minerve au crépuscule et qui devrait au moins avoir la décence d’épingler le nom de ses sponsors sur sa veste et sa chemise avant de venir nous expliquer comment il faudrait nous comporter pour être un peu moins cons ; ou encore le prosaïque pape des multivers qui nous chante aujourd’hui la plus-que-probabilité scientifique d’une « fin du monde » (vingt ans après la fameuse « fin de l’histoire » de monsieur Fukuyama), mais qui n’estime apparemment pas nécessaire de rendre compte des sommes colossales investies depuis plus de cinquante années dans le domaine de ses recherches fondamentales, dont on est en droit de se demander s’il existe ailleurs que dans l’imaginaire fécond d’une poignée de physiciens qui ont peut-être un peu trop tendance à confondre le domaine de leur esprit avec la réalité du cosmos observé…

Quitte à parler de fin du monde et à se servir de son imagination, pourquoi ne pas relire une fois ces textes écrits il y a près de deux mille ans qui nous avertissaient déjà à propos d’un désastre écologique directement lié au déchaînement absolu de la puissance humaine ?

Tout est sur la table. Depuis plus de trente ans que des scientifiques sérieux et dans de nombreux domaines se sont mis au travail, les Administrateurs du Système-monde savent, et bien mieux que nous, ce qu’il en est de l’état d’avancement réel du mal planétaire (qui est peut-être pire que ce qui est annoncé). L’heure n’en est plus au constat. Il va falloir que nous commencions à nous poser les bonnes questions.

À quoi servent aujourd’hui, dans ce contexte historique et social spécifique, les animateurs médiatiques de la cause climatique ? Ne font-ils pas, en définitive, que culpabiliser les gens de leur impuissance à « révolutionner leur mode de vie », alors même que cette impuissance est organisée, conforme à l’Ordre des Puissances et des Principautés de l’Empire Mondial de la Pourriture Absolue ?

Ne trouvez-vous pas étrange que les dociles et média-compatibles « marches pour le climat » furent organisées précisément en même temps que se produisit le mouvement populaire des Gilets Jaunes (mouvement qui, en raison de sa radicalité intrinsèque, est peut-être le seul à pouvoir poser la question environnementale dans le bon sens et jusqu’au bout) ?

N’éveillent-elles pas votre soupçon, ces organisations nébuleuses sans visage et sans nom qui se dissimulent derrière les tribus de Marcheurs, ces organisations fantômes qui financent ou subventionnent les « actions pour le climat », ou « contre le réchauffement climatique » ? Ne ressemblent-elles pas un peu trop à ces mêmes organisations qui, depuis des siècles d’occultation de la réalité, de révolution en révolution, ne cessent d’organiser la merde dans laquelle nous pataugeons ?

Mais la critique écologique n’est jamais radicale, elle évite toujours soigneusement de se poser ou de répondre aux bonnes questions. Elle reste encore, à bien des égards, une « pensée magique ».

Je sais bien que vous voudriez « faire quelque chose » pour l’Humanité, pour les Animaux, pour la Terre ; vous voudriez voir de vos yeux, pour vous même et pour vos enfants, l’histoire et la terre de l’histoire devenir autre chose que ce qu’elles sont – mais vous ne savez pas ce qu’elles sont. Sans vous en rendre compte, en nourrissant certaines espérances mondialistes ou planétariennes, dont vous ignorez tout des racines (religieuses) et des implications (totalitaires), vous nourrissez les conditions de votre esclavage, votre arraisonnement à la Machine ; les imaginations que vous cultivez dans le domaine de votre combat et de vos espérances sont celles-là même qui nourrissent votre sentiment d’impuissance face aux enjeux humains, historiques et planétaires, qui s’ouvrent avec le millénaire comme une redoutable boîte de Pandore. Vous contribuez, contre vous-mêmes, à la réalisation de conditions d’existence toujours plus impossibles, toujours plus polluées – qui sont les conditions dont certains êtres ont besoin pour incarner dans le temps les conditions de leur puissance – qui sont, encore une fois, celles de votre esclavage.

Image à la Une © Bokbluster.com.

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