Mylène Besson

Les Mains.

« Dessins, Peintures », La Manufacture, Roubaix, du 2 février au 27 mars 2016.

Mylène Besson (2)Dans les dessins de Mylène Besson des mains tendresses parcourent les galaxies des corps et des ombres afin de faire entrer en des voyages inter-sidérants et extratemporels.
Des mains épousent des regards, cherchent l’étoile sur leurs paupières.
À la volupté se conjuguent d’autres amours plus maternels.
L’objectif est de chasser des nuages, d’entretenir des songes en frôlant le seuil de diverses intimités.
Adam veut Eve.
L’inverse est vrai aussi.
Ils ne sont pourtant ni conquérants ni vénéneux.
Ils cherchent la source qui a comme nom l’existence, ou plutôt le désir.

Le corps garde les mains ouvertes.
Il est autant au bout d’elles qu’en deçà.
L’invisible le lie à l’autre dont le corps tient justement dans la main.
Mais combien en faut-il pour n’en faire qu’une ?
Les mains sont au bord de la tête et du langage plastique.
De fait c’est lui qui prend toute la place.
La surface ne se contente pas de devenir une seconde peau : elle la perce.
Manière par le piquage de monter que les corps ne sont plus faits pour la distance et l’absence.
Mais l’écart ne se mesure pas : creusée, incommensurable il faut le combler.
La peau appelle la présence.

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