David Masson

Passions selon David, « Boredom, and the Iphone mirror ».

Deux artistes; un plasticien et un musicien, ont composé une création où la figure et la voix coexistent et dialoguent sur fond de passion.

Rencontre avec le peintre, David Masson.

David-Masson_PhotoDavid parle vite, il utilise beaucoup ses doigts fins et ses mains pour donner encore plus de vigueur à ce flot enthousiaste de mots. Quand il parle peinture, David est passionnant et intarissable. Ce projet, il l’a monté avec Cyrille Colombier, professeur de musique qu’il a rencontré alors qu’il était stagiaire enseignant (arts plastiques) dans un collège.
« Cela a toute de suite collé entre nous, on voulait travailler sur le thème de la passion, car c’est une émotion présente partout dans les arts, et le répertoire musical que Cyrille a choisi pour son chœur part de la passion violente et s’élève doucement vers la passion lumineuse. De mon côté, mes tableaux ne devaient pas apparaître comme un décor, mais comme une réelle complémentarité avec les voix des choristes. Il me fallait trouver une figure qui se coopte à ces voix. ».

Les selfies de James Franco.

Ses réflexions et ses recherches se posent sur le compte Instgram de l’acteur et artiste James Franco.

« Ses selfies sont pris à des moments bien précis, ils ne sont pas anodins, ils sont maîtrisés et ils restituent un moment d’ennui, un moment de rien  pris à un instant T. James Franco utilise d’ailleurs ce type de production pour devancer les paparazzi en créant lui-même des images intrusives. Les restituer en peinture, sur des formats 2m x 2m leur donne une autre dimension et surtout un nouveau statut, une mise en abîme qui rejoint ces tableaux de la Renaissance sur les vanités, où l’on voit l’artiste apparaître sur le reflet d’un vase ou d’un miroir », explique le jeune artiste et de poursuivre.

« Le selfie inaugure une nouveau type de perspective, de point de fuite spécifique et universel,  c’est fascinant quand tu sais que des milliards de selfies sont pris tous les jours, partout dans le monde, avec la même distanciation vis à vis de son propre visage, une sorte de formatage. »

Le spectacle est une chorégraphie qui met en scène les choristes et ces grands tableaux apparaissant au fur et à mesure, sortant les uns et les autres, d’ici et là, même parmi le public, les voix répondant à ces étranges « self-portraits ».

Photographie à la Une © David Masson.

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