La Bâtie – Festival de Genève – Édition 2018

FESTIVAL « La Bâtie – Édition 2018 » du 30 août au 16 septembre 2018, Genève & au-delà.

Évènement incontournable de la rentrée, le Festival de La Bâtie marque le lancement des saisons culturelles en Suisse comme en France. Durant 18 jours sur tout le territoire genevois et au-delà, de nombreuses propositions représentant la scène actuelle sont proposées.

Théâtre, musique, danse, lectures-brunch, soirées club, Mini Bâtie pour les petits, Kinky Bâtie pour les grands, il est ici proposé un parcours de spectateur, pour celles et ceux qui ne pourraient pas tout voir, à compléter au gré de ses envies !

Hate par Laetitia Dosch.

Dans Hate, l’actrice et metteure en scène Laetitia Dosch propose un duo inattendu à travers deux monologues qui sont ceux d’une femme et d’un cheval. Cherchant à comprendre les maux de notre époque ou entamant une improbable mais possible relation avec Corazon (un cheval issu de l’École-Atelier Shanju fondée par Judith Zagury, coach et collaboratrice chorégraphique sur le spectacle), Laetitia Dosch explore la relation à l’autre dans une forme d’épopée utopique.

Macbettu par Alessandro Serra.

Le fondateur de la compagnie Teatropersona, Alessandro Serra, s’empare de la tragédie de Shakespeare, Macbeth dans une réécriture résolument contemporaine. Le mythique régicide pris dans l’Écosse médiévale trouve une résonnance avec les rites païens sardes. Ainsi l’ambition, la soif de pouvoir, la culpabilité, la paranoïa ou encore la folie se retrouvent dans des traditions carnavalesques où masques menaçants, sons lugubres, forces surnaturelles sont autant de ponts permettant de déployer des horizons dionysiaques.

Happy Island par La Ribot & Dançando com a Diferença.

Créé par La Ribot, Happy Island est avant tout une histoire de rencontre, celle avec une compagnie de dans inclusive portugaise Dançando com a Diferença installée sur l’île de Madère et dirigée par Henrique Amoedo. Dans cette compagnie, une majorité des danseurs sont atteints du syndrome de Down et cela est constitutif d’un des points de départ de ce travail de recherches dans lequel l’humain est placé au centre du processus. Dans cette création mêlant le film de Raquel Freire et chorégraphie, les corps des danseurs racontent le désir d’exister à travers une expérience de relation sensible à l’autre.

Grand Finale par Hofesh Shechter.

On attend régulièrement de voir les productions d’Hofesh Schechter avec une grande impatience. Le chorégraphe sait concevoir des pièces au style puissant avec une technique millimétrée et des interprètes que l’on ne peut qu’admirer de part l’engagement de leurs corps et de leur être. Grand Finale se veut être une pièce monumentale reflétant un monde en chute libre prise dans une énergie aussi violente qu’anarchique ; peut-être un des reflets de nos sociétés…

Julie’s Party.

Plus qu’une seule proposition, Julie’s Party est un évènement avec cinq spectacles et un film inspirés par Mademoiselle Julie d’August Strinberg. Initié par la Comédie de Genève, le rendez-vous est donné avec Luk Perceval, Tiago Rodrigues, Pascal Rambert, Christiane Jatahy, tg STAN et Amir Reza Koohestani qui racontent leur Julie plurielle d’aujourd’hui.

La Julie de Luk Perceval est « une bourgeoise blanche ayant passé la cinquantaine, date de péremption des femmes en Occident, et Jean, un tout jeune noir ». Tiago Rodrigues imagine un futur possible pour Julie et Jean. Pascal Rambert a lui été touché par le personnage secondaire, Christine. Frank Vercruyssen du tg STAN est inspiré par une actrice et un acteur et les regarde dans leur cuisine. Amir Reza Koohestani s’engage quant à lui dans l’intime de Julie. Et Christiane Jatahy propose, elle, un film inédit.

Jusque dans vos bras par Les Chiens de Navarre.

Les Chiens de Navarre, c’est un des collectifs iconoclastes de la scène française. Irrévérencieux et avec leur humour corrosif, c’est un peu comme si le public était convié à une thérapie collective ; une thérapie comme un rendez-vous annuel (a minima) nécessaire qui fait simplement du bien ; une thérapie qui se situe dans un endroit juste et pleinement assumé. Après avoir disséqué les relations de couple (et bien plus encore) dans Les armoires normandes, leur dernier opus Jusque dans vos bras questionne presque désespérément l’identité nationale. Emmenés par Jean-Christophe Meurisse, les dix acteurs se lancent dans une psychanalyse de l’Histoire de France à traverses une série de tableaux et de situations burlesques.

The Great Tamer par Dimitris Papaioannou.

Les performances de Dimitris Papaioannou ont l’effet de dresser un tableau de l’humanité à travers des images fortes et une beauté esthétique inventive. Sur un plateau qui se dresse sous la forme d’un plan incliné, le chorégraphe met au défi ses interprètes dans une pièce où l’épuisement renvoie à une épopée mythologique.

Pour découvrir l’ensemble de la programmation, rendez-vous sur le site de La Bâtie – Festival de Genève.

Image à la Une © La Bâtie – Festival de Genève, Twice Studio.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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