Théâtre des Collines 2018-2019 . 1e partie de saison

PRESCRIPTIONS CULTURELLES

Une première saison pour le Théâtre des Collines, un nouveau chapitre pour la salle de spectacles Le Rabelais et le Théâtre Renoir qui s’unissent pour proposer au public une offre culturelle plus large. En maintenant un soutien affirmé à la création artistique par le biais des résidences, une diffusion de spectacles de qualité, des évènements et festivals tout au long de l’année, cette fusion fait sens en regard du rayonnement sur le territoire d’Annecy.

Un seul et même théâtre mais deux plateaux qui gardent chacun leurs couleurs avec au Rabelais, la chanson française, l’humour et le jeune public ; à Renoir, le nouveau cirque, les arts du mouvement, la danse et les spectacles en famille.

Attention les Feuilles ! 2018.

Le Festival Attention les Feuilles ! est tourné vers la découverte des artistes émergents de la scène musicale. La programmation croise des univers variés et peut rassembler tous les publics, des plus fins connaisseurs aux néophytes, sans oublier le jeune public. Pour cette 18e édition, Poethina, Guillaume Farley, Cyril Mokaiesh, Zoé Malouvet, Courir Les Rues, Volo, Tenebrae ou encore Les Escrocs sont invités.

Après plus de dix ans sur les routes, Courir Les Rues revient avec un collectif de neuf musiciens et un tout nouvel EP Devenir jeune, sorti en juin 2018. Avec leurs textes et arrangements sans concession, le collectif propose une musique au style décalé, simple et chaleureux.

Le Singe d’Orchestre.

Dans cette presque-conférence, trois prétendants musicologues retracent leur version de l’histoire de la musique, celle qui commence avec l’Homme durant l’ère glaciaire préhistorique et qui s’écrit encore 35 000 ans plus tard. Piano, batterie et autres instruments ainsi qu’une boite remplie de costumes sont autant de matière à jeu pour Fitou Jébéjian, Cyril Gilibert et Pierre Dodet de la Cie Laissons de Côté qui invitent le public à un voyage dans le temps et à travers les continents. De situations ubuesques en notes teintées d’humour, ce spectacle conçu pour de jeunes oreilles, comme pour d’un peu plus grands, propose une odyssée musicale jubilatoire.

Marcellin Caillou.

Pour la première fois sur scène, les dessins de Jean-Jacques Sempé prennent vie avec l’histoire du petit Marcellin Caillou. Dans ce théâtre d’objets déployé par les Ateliers du Capricorne en toute subtilité se retrouvent la tendresse, l’humour et la poésie de Sempé. Petit à petit, une grande page blanche, racontée par une comédienne, s’écrit. Ce conte sensible invite à la tolérance envers les autres comme au droit à la différence.

220 Volts.

Le projet 220 Volts est porté par la Compagnie Propos, dirigée par Denis Plassard, et qui est en résidence pluriannuelle au Théâtre des Collines. 220 Volts est un processus de création qui, à partir d’une photographie (d’Emanuel Rojas), inspire quatre visions chorégraphiques en plaçant l’humain et le corps des interprètes au centre de la démarche. Suite à un appel à projets lancé en 2017, quatre créateurs ont été sélectionnés : Claire Lefèvre (qui voit des sirènes avec perruques blondes, strass et harpes), Mélanie Lomoff (qui imagine un magma énergétique, un corps à corps charnel), Christophe Garcia (qui rêve de ciseler dans le mouvement les mailles serrées d’un filet) et Philippe Vuillermet (qui croit que le va-et-vient ou le ressac peut déchirer l’espace). Loin de toute uniformité, ce sont de multiples entrées dans la danse contemporaine qui sont offertes aux spectateurs afin de découvrir notamment, comment se dessine la singularité des univers ayant tous le même point de départ.

Ce qui m’est dû.

Avec le comédien Antoine Raimondi, Héloïse Desfarges signe un dialogue chorégraphique et théâtral où mots et gestes portent en un seul mouvement, une prise de conscience, un engagement. Ce qui m’est dû est une pièce qui part de l’intime du corps pour aller questionner le politique. Dans ce travail, La débordante compagnie cherche à développer la perception du spectateur en amenant la parole et la danse sur un même niveau. Les mots et les corps se font ainsi les passeurs de questionnements liés à nos sociétés que ce soit sur le plan écologique, économique ou humain.

Respire.

Compagnie de cirque, la Cie Circoncentrique aime à penser que le corps est le terrain de jeu du possible. Mêlant technique, danse et jeu, Alessandro Maida et Maxime Pythoud entrainent le public dans leurs univers intime et mystérieux qui se dessine notamment grâce à une création lumière ingénieuse. En utilisant roue cyr, boule et balles, ce duo de circassiens tient en haleine par leurs (dés)équilibres ou leurs suspensions qui se font au rythme des notes de piano.

Image à la Une © Théâtre des Collines.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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