Artexpo 2017

Du 07 au 10 avril 2017.

Cette année encore le Salon Habitat & Jardin organisé par Savoiexpo fait la part belle à l’art en créant l’évènement avec ARTEXPO. Née de l’impulsion d’Alain Perrier, collectionneur et commissaire délégué du salon, cette exposition proposera aux visiteurs d’aller à la rencontre d’une dizaine de galeries de la Région Rhône-Alpes et d’une école d’arts appliqués. Que l’on soit amateur confirmé ou non initié, ARTEXPO invite à la découverte et à la rencontre d’artistes.

Parmi les galeries présentes vous retrouverez :

Le soleil sur la place.

Implantée à Lyon, la galerie Le Soleil sur la place présentera quatre artistes dont trois sculpteurs (Frédérique Jeantet, Yann Perrier et Étienne Viard) et un photographe (Francis Grosjean).

Frédérique Jeantet travaille exclusivement le carton bristol auquel chacune de ses œuvres donne vie. Il est le corps même de la sculpture, dont les courbes et les plis, les spirales et les évidements confèrent une esthétique sensualité libérant toute la force d’expression. Ces sculptures sont sentiments, émotions et pensées.

La sculpture d’Étienne Viard est une ode à la nature, à ses vibrations, ses soubresauts, sa géométrie changeante, son aspiration à s’élever. Chaque œuvre – en acier ciré noir pour l’intérieur, corten pour l’extérieur – est un défi à la pesanteur, un rythme poétique inspiré par les ondulations de l’eau, les frémissements du végétal, les rayures de la pluie.

Yann Perrier travaille la résine acrylique, le bois, le bronze, la neige, le vent, la glace, la rosée. Interroge les fragments dégradés de la nature dans des fictions personnelles. Avec ce travail poétique, la vie est vraiment très simple : chaque sphère proposée établit le lien entre l’instant du regard et la lumière du moment. Bulle de savon pour les uns, boule de cristal pour les autres, les sphères de Yann Perrier nous font plonger dans le monde imaginaire de l’art.

Francis Grosjean est photographe, ingénieur ECAM et cinéaste, il a reçu la médaille du concours Nikon à 21 ans. Après 250 films et 35 prix nationaux et internationaux récompensant ses œuvres, il a été couronné en 2008 par un Grand Prix de la SCAM à Paris. Il a exposé depuis 2014 dans plus de 20 Galeries et Foires Internationales d’Art Contemporain.

Galerie Jane Griffiths.

Depuis 2004, Jane Griffiths a pris un tournant dans sa carrière professionnelle en ouvrant sa propre galerie d’art contemporain à Val d’Isère. Elle présentera Claude Viallat, peintre contemporain français originaire de Nîmes. Artiste à la renommée internationale ayant notamment exposé au Musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou ou à la Biennale de Venise, Claude Viallat a construit au fil des années une œuvre polymorphe dans laquelle on trouve des références multiples allant de Matisse à Picasso ou encore Jackson Pollock.

Galerie Deneulin.

Aux portes de l’Isère, à Barraux, la Galerie Deneulin expose des artistes qui s’inscrivent dans une ligne au caractère pluridimensionnel.

Abou Traoré dépasse les automatismes de l’artisanat local pour remettre en question et élargir sa pratique de bronzier en direction de la création artistique. Son travail repose sur une recherche autour de la tradition Bobo des masques issue de formes animales et d’un syncrétisme moderne et contemporain. Par son travail, il cherche à apaiser les tensions et à rappeler les valeurs du vivre ensemble.

Il existe, au sein de l’art du portrait pictural, diverses logiques. Certaines sont capables de donner à voir une vérité qui n’est pas d’apparence mais d’incorporation. C’est le cas de Bruno Leray qui paradoxalement peint ce qui ne peut pas se photographier à savoir le visage.

Dans le formidable cortège de ses eaux fortes Muriel Moreau offre aux soldats inconnus qu’on nomme voyeurs ou petits lapins de terre, des images organiques sillonnées de rhizomes. Le regardeur se retrouve en face de corps étranges ou d’une carte du tendre d’un territoire ignoré des dieux. Faisant de nous des égarés provisoires, l’artiste rappelle qu’on n’est rien, à personne et pas même à soi-même.

Mile Saula est un artiste serbe occupant un territoire créatif avec ses huiles sur toile. Dans un jeu d’abstractions (traits, lignes, entrelacs, coulures, taches), Mile Saula laisse apparaître, dans ses champs de couleurs liquides, des bribes d’images comme celles qui se donnent à voir, évanescentes, lorsqu’on baigne dans un univers onirique.

La série que présente Philippe Aureille a pour thématique l’anthropocène, nouvelle époque de l’histoire de la terre où les activités humaines ont un impact sur l’écosystème terrestre. Ces images sont le fruit des traces de l’homme sur les éléments, l’homme étant devenu une force géologique capable de les modifier. Pour cela Philippe récolte, photographie, dessine, fusionne les couches et triture la matière jusqu’à ce que la vie minérale et organique réapparaisse.

Galerie L’Antichambre.

Antichambre de l’art contemporain à Chambéry, deux complices plutôt défricheurs que suiveurs ! Depuis 2005, la galerie défend le travail de jeunes artistes français et étrangers dans les différentes disciplines : peinture, sculpture, photographie, vidéos. Les artistes plus confirmés sont montrés dans des expositions de groupe et thématiques. À travers des partenariats, la galerie favorise les expériences croisées entre arts plastiques, littérature et architecture.

Galerie Ruffieux-Bril.

Implantée au cœur historique de Chambéry, la Galerie Ruffieux-Bril met en avant des artistes contemporains et leurs travaux variés et de qualité. La galerie donne des clés pour découvrir des œuvres, le public, qu’il soit amateur exigeant ou collectionneur averti, est invité à dialoguer.

Couleurs éclatantes, aux rapprochements audacieux, subtile géométrie tenant à la fois de formes vivantes et du paysagisme abstrait nous transmettent toute la puissance de l’œuvre de Michel Graff.

Dans son atelier perché sous les toits de Chambéry, sous les mansardes de la vieille ville, Gilles Nicoulaud cherche le recul, physique et mental. Il cherche à se surprendre, à se mettre en danger et suscite notre intérêt depuis trente ans en marchant sur ce fil entre réalité subjective et intimité de l’impression.

Même si l’individu est absent des images de Gudrun Pertersdorff, il pourra y trouver une matrice dynamique et « avènementielle » pour un enchantement particulier à la fois loin  et proche de ce que la peinture impressionniste, figurale ou tachiste a montré.

Le regard malicieux que Jean-Louis Bernard porte se complète d’une notice, souvent pleine d’humour et de poésie, n‘excluant pas une critique sous-jacente de leur place dans la société ; elles sont généralement inspirées par les matériaux dont ils sont faits.

Mises en lumière, les lignes saillantes des sculptures de Daniel Favre se mêlent aux tendres courbures de la matière révélant leurs âmes à ceux qui cherchent à percer le mystère.

Les différentes essences de bois se transforment sous les doigts de William Laperrière, modelées par la recherche de l’incarnation d’une quête infinie. « Il y a dans le bois une humanité qu’aucune autre matière ne contient. Révélée par le sculpteur, elle devient sensible. La main du spectateur peut alors toucher la sienne. »

L’ENAAI.

Implantée au Bourget du lac, L’ENAAI n’est pas une école d’art qui forme des plasticiens mais une école d’art appliqué qui forment des techniciens / auteurs. Certains d’entre eux, comme Thierry Romestant, Clément Rizzo et Baptiste Payen, engagent un travail plastique avec une démarche exigeante parallèlement à leurs activités de professionnels du monde de la BD, de l’illustration et du graphisme. Tous les trois ont participé à de nombreuses actions et évènements artistiques.

Clément Rizzo a été diplômé en 2009 et exerce depuis une activité d’indépendant dans le domaine de l’illustration et du dessin. Il a notamment fait des travaux de commandes pour le réseau Canopée(centre régional de documentation pédagogique de Lyon)et plus récemment pour les éditions Syros (éditeur jeunesse). En parallèle il produit des histoires en bande dessinée (texte et dessin). Il a rassemblé l’année dernière une dizaine d’histoires courtes dans un recueil.

La Galerie de Lans, l’Espace Martiningo, la Compagnie des Sorbiers, la Galerie Mottet et la Galerie Hébert seront également présentes sur ARTEXPO.

Le salon organise également trois conférences autour de l’art avec des maîtres-conférenciers à savoir :

Cet art qu’on dit contemporain.

Il y a tout juste cent ans, Marcel Duchamp ébranlait le monde de l’art avec ses « ready-made ». Ce premier rendez-vous nous permettra de revisiter un siècle d’art avec ses avant-gardes, ses ruptures, ses surprises. Un art qu’on dit contemporain.
Samedi 08 avril 2017 à 11h – Maitre conférencier : Fabrice Nesta, Artiste peintre / conférencier, Enseignant/coordinateur des Ateliers tous publics, École Supérieure d’Art et Design, Grenoble – Valence.

L’artiste aujourd’hui ?

Est-il fait pour décorer nos murs.
Dimanche 09 avril 2017 à 10h30 par Virginie Frison.

Le Bauhaus, origine, développement et influences.

Le Bauhaus est une école d’art et d’architecture fondée à Weimar en 1919 par Walter Gropius, architecte génial et concurrent direct de Le Corbusier. Cette école eut un succès mondial en se consacrant essentiellement à fournir aux industriels des plans d’objets domestiques d’une grande pureté de ligne et faciles à reproduire à grande échelle.
Dimanche 09 avril à 15h par Bernard Verdier.

Image à la Une © Savoiexpo.

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Kristina D'Agostin

Rédactrice en chef de Carnet d'Art • Journaliste culturelle • Pour m'écrire : contact@carnetdart.com

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